Laurent Carles : Le maître directeur
C’est un pivot à Thérondels Une incarnation vivante du hussard de la république tel que le rêvait Jules Ferry. L’anti-cléricalisme en moins.
Laurent Carles a déjà vu défiler une génération dans sa classe. Leurs bases, leurs premières lectures, les divisions, l’histoire, la géo, c’est lui Cet originaire de Sénergues est en poste à Thérondels depuis vingt ans.
Et ses anciens élèves ne l’oublient pas. Le voir officier dans sa classe, on sent la rage de bien faire, d’ouvrir l’enfant à la connaissance.
Bien entendu, il connaît tous ses gamins par cœur. Il peut percevoir les tensions qui les traversent simplement en regardant leur écriture.
Il connaît toutes les familles et son rôle va parfois au-delà de celui du simple instituteur.«Mais je sais tout sur eux comme ils savent tout sur moi. »

Et la grande angoisse du CM2 avant le bond dans le grand collège, vers l’inconnu, l’angoisse de quitter ce maître que l’on a toujours connu ?
«En fait, ils se sentent trop grands dans la cour, ils ont envie de partir, d’aller voir à quoi ressemble ce collège de Mur de Barrez.
Et sur ce point, je n’ai jamais entendu qu’un sixième venu de Thérondels ait eu un problème d’adaptation. »

Laurent est aussi le directeur de l'école. Cela ne manque pas de lui alourdir la tâche, quand, il faut répondre au téléphone en classe et gérer la paperasse. Et il en faut de l’énergie. Car comme chez ses confrères urbains, Laurent est confronté à la concurrence des consoles de jeux. Et cette concurrence est féroce.


Fabienne, l’institutrice
Fabienne Belard n’est pas tombée ici au hasard d’une affectation de l’Education Nationale. En poste à Thérondels depuis quatre ans, depuis que l’on a ouvert une nouvelle classe, elle ne changerait pour rien au monde.
Elle a choisi de revenir vivre au pays des ancêtres . Son père avait dû comme tant d’autres prendre la voie de l’émigration vers Paris.
Et Fabienne n’a connu Thérondels qu’en vacances dans la maison familiale. Elle a eu la chance de rencontrer son mari, un agriculteur. Sa grossesse est un signe parmi d’autres de la vitalité qui sévit à Thérondels.

Fabienne s’occupe des maternelles. Il y en seize et cela fait du travail. L’après-midi, faute de place pour la sieste, les petits reprennent le chemin de la maison, et Fabienne hérite alors d’une partie des CP.
Cela permet à Laurent, le maître-directeur, dans l’autre classe se concentrer sur les plus grands. La classe de Fabienne comme celle de Laurent est physiquement séparée en deux .

Le pied de la journée
c’est le déjeuner !
pris dans la nouvelle cantine et cuisiné par le restaurant du village.

 

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