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Portrait
de Cécile Cazes
:
Les
tribulations d'une Thérondeloise en Chine
Lorsque
vous passez devant une grande surface de bricolage et que vous voyez
des ponceuses ou des perceuses en promotion, pensez à elle.
Elle, c'est Cécile Cazes. Cette native de Ladinhac, hameau
de la commune de Thérondels, fille d'un éleveur du
cru, officie depuis quatre ans à Hongkong. Au sein de RHK,
société de négoce hongkongaise, elle joue un
rôle dinterface entre les importateurs français
et les industriels chinois spécialisés dans les produits
de bricolage.
Son quotidien, ce sont les usines chinoises principalement autour
de Shanghai (ci-dessous) et dans le nord de la Chine, et les négociateurs
têtus de l'ex-empire du Milieu, qui ne disent jamais oui ou
jamais non mais affichent toujours cet indéfinissable sourire
oriental qui désarçonne bien des occidentaux. «J'ai
dû apprendre la patience, confie-t-elle. »
Est-ce par atavisme qu'elle a acquis ce don de la négociation
? Sont-ce les gènes d'un ancêtre, qui négociait
comme un chef lors de la grande foire aux bestiaux qui se tenait
naguère à Thérondels, quelle a attrapés
?
Nul ne le sait. Il nempêche, le fait est quelle
excelle dans le commerce international et la négociation.
Elle a tracé ce sillon depuis ses études, DUT Techniques
de Commercialisation et une maîtrise de Commerce International.
Pour
tenir le coup en Chine, ses qualités aveyronnaises que sont
lhonnêteté, une certaine droiture, et un acharnement
au travail, ne lui ont pas été inutiles.
«Même en Chine sur le long terme, cela paye. Par exemple
quand on développe des relations avec un fournisseur. Sil
voit que vous avez toujours été correct avec lui,
vous pourrez lui demander un service par exemple un délai
de production plus court. » explique-t-elle.
Même si elle vit aujourdhui à Central Hongkong,
le quartier des expatriés, il arrive bien sûr à
cette jeune célibataire de 28 ans davoir le mal du
pays. «Je garde le lien avec ma famille grâce au téléphone
et je reçois les échos de la vie du village par mes
amis qui menvoient des mails.
Je suis particulièrement le parcours de léquipe
de foot de Thérondels car jen ai moi-même fait
partie. » Heureusement, il y a les vacances. Une dizaine de
jours à Noël, deux à trois semaines en été
où je file en Aveyron, avec une escale à Paris, voir
les amis des bistrots».
Dici
le Noël 2002, Cécile devrait déménager
à Shangai. Elle quittera alors la torpeur tropicale de Hongkong
pour un climat plus continental. Cette fois-ci elle se mettra au
mandarin, le chinois officiel, qui diffère tout à
fait du cantonais pratiqué dans la Chine du Sud. Fera-t-elle
sa vie en Chine ? « Non, je souhaite encore y passer au moins
deux ans avant de me rapprocher de Thérondels en minstallant
- pourquoi pas ? - en Angleterre. » On vous la dit,
linternational cest son truc !
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