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Jean-Michel
Guimontheil
Race Limousine : Sus au pot au feu
Il
vend lespérance dun bon rendement en viande
A le voir comme ça en sa ferme de Faliès, on pourrait
penser que Jean-Michel Guimontheil est un éleveur comme
un autre. En fait, ce quil produit cest davantage lespérance
dun bon rendement en viande que la viande elle-même.
Il est lun des principaux sélectionneurs de race limousine
dAveyron. Une particularité dans ce pays voué
plutôt à la race Aubrac.
Cest donc un éleveur dun type un peu particulier.
Il programme les accouplements, suit les pédigrées,
achète et vend des embryons en suivant scrupuleusement le
Herd-Book Limousin, le cahier des charges de la race. Il peut vendre
ses embryons de vaches jusquen Australie, et ses veaux partent
régulièrement sur l'Allemagne. Ne parlons pas de ses
taureaux -ses joyaux- dont le prix peut atteindre des niveaux trés
élevés.
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Pokemon
et ses amis ont du caractère
Ses taureaux ont du caractère. Ainsi dans son enclos,
quand il voit Jean-Michel arrivé avec son lasso, Pokemon
jeune taureau gracieux de 1300 kg, commence à sébrouer
et à gratter furieusement le sol. Il se colle la tête
contre les murs pour éviter dêtre pris au collet.
Mais son maître a le coup de main, comme à la pêche
au canard dans les foires, il parvient grâce à un bâton
à lui glisser la corde autour du cou. Il suffit ensuite de
lattraper par lanneau qui lui pend au nez. Cest
son point faible, à Pokemon, comme à tous ses copains
de box. Avec lanneau, ils se font mener par le bout du nez
sage comme une image.
Sus au pot-au-feu !
Sus au pot-au-feu ! , cest sa devise. Le pot au
feu, ce sont tous les bas-morceaux, les jambes avant, le dos, tout
ce que Jean-Michel cherche à éliminer avec ses croisement
pour ne conserver que les parties nobles, celles qui fournissent
le meilleurs de la viande. Une bonne vache racée, pour lui
, cest une bête avec de la viande sur le dos, des cuisses
arrière bien charnues, un bon arrondi de culotte, des os
fins.
Cette recherche de la bête dexcellence, son père,
René lui a transmis dans les gênes. Aujourdhui,
tout le monde recherche la bête sans cornes, «pour quon
ne soit plus obligé de brûler les cornes des veaux
à lacide comme aujourdhui. »
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