Christian Soulenq, éleveur d'Aubrac à Mandillac


Son taureau Laouzet est heureux à batifoler pendant des heures au milieu de ces vaches. Il est heureux et tolérant. Ainsi lorsque Christian Soulenq, son maître, l’empêche d’honorer l’une de ses compagnes de broutage, il ne lui témoigne pas d’animosité particulière. Avec ses 1200 kgs, il pourrait en être autrement... Mais les taureaux Aubrac sont comme ça. Plutôt francs de caractère et peu susceptibles ; bien moins en tout cas que les Charolais réputés beaucoup plus imprévisibles. Et donc dangereux.


Christian Soulenq a rénové ses burons et en a fait deux gites ruraux. Tél : 05 65 66 21 09

Christian Soulenq élève des Aubrac. Son troupeau compte environ 80 vaches, et il vend leurs veaux. Même si le plateau du Carladez est séparé de celui de l'Aubrac par la Truyère, la race historique, identitaire de ce terroir de montagne, demeure la race Aubrac.
C'est celle qu'on a toujours connue ici.
C’étaient des Aubrac que l’on conduisait à la grande foire de novembre de Thérondels sous les tilleuls de la place.
La rusticité de cette race permet aux bêtes de résister à des températures froides. Elles ne réclament pas -trop- d’entretien. Du coup, sur des plateaux d’altitude comme la Carladez, les Aubrac ont, en outre une régularité- dans la procréation, une vache égale un veau par an pendant 15 ans.
Toutes les races ne peuvent pas en dire autant…

Bref, l’Aubrac ce n’est pas une petite nature.
Et Christian a été aussi l’un des derniers à avoir eu un buron en activité. Un buron c'est ce type de maisons de montagne si dépouillée et si particulière dans lesquels les buronniers (garçons vachers) pressaient de la tomme fraîche, celle à partir de laquelle on fait le Cantal ou le Laguiole. Des burons on en trouve aussi sur le plateau de l’Aubrac. Christian est en train de restaurer ses burons pour en faire des gîtes ruraux, un lieu idéal pour être tranquille !

Après tout cela, étonnez-vous que Christian Soulenq soit un pur ambassadeur de l’Aubrac ! Il appartient d’ailleurs au syndicat qui défend la race. Avec ses taureaux, il lui est arrivé plus d’une fois de défiler au concours du Salon de l’Agriculture et de remporter quelques prix. Mais il avoue qu’au bout de dix jours, le Salon c’est une épreuve physique.

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